La mutualisation des services présente de multiples facettes qui la situent entre le clair-obscur et l’impressionnisme.

 

La vérité de la mutualisation et des schémas qui lui donnent consistance institutionnelle et organisationnelle est plurielle. A l’image de l’histoire de la peinture, marquée par les apports formidables que furent ceux du Caravage pour le clair-obscur et de Claude Monet pour l’impressionnisme. L’un et l’autre furent fort décriés ; l’un et l’autre ont néanmoins fait considérablement progresser la peinture occidentale et au-delà, l’art européen.

Dans un cas comme dans l’autre, la compréhension pleine et entière des tableaux n’est pas immédiate ; elle demande aussi bien de s’approcher de l’œuvre que de s’en éloigner, pour en saisir la signification profonde et percevoir le potentiel esthétique et émotionnel qui est le leur.

Sans doute il serait un peu ridicule de comparer les schémas de mutualisation à des œuvres d’art !

Pour autant, le potentiel de transformation des organisations et du fonctionnement des services territoriaux et, au-delà des services, des collectivités et de leurs groupements est sans doute beaucoup plus fort que ce que l’on peut en percevoir aujourd’hui.

A l’instar du clair-obscur et de l’impressionnisme dans le champ artistique, les schémas de mutualisation constituent dans le champ institutionnel des innovations organisationnelles fortes, certes encore timides, mais qui défrichent des perspectives réellement inédites au regard de l’histoire des collectivités.

Ce n’est que dans quelques années qu’il sera possible d’en prendre pleinement la mesure ; et alors, tout semblera terriblement évident.

Mutualisation : entre clair-obscur et impressionnisme

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