20150220_163917Certes, la situation de la France n’est pas comparable à celle de 1792, lorsque Danton prononça cette formule fameuse à la tribune de l’Assemblée. Néanmoins, force est de constater que de nombreuses transformations sont à conduire pour permettre à notre pays et à ses institutions, et notamment aux collectivités territoriales, de continuer à remplir les fonctions qui sont les leurs, au service des citoyens et des territoires.  C’est là une nécessité impérieuse, pour faire face aux  nombreux défis auxquels il convient aujourd’hui de faire face. Et ce n’est pas en gémissant sur la réduction des transferts de L’État que les transformations nécessaires seront mises en œuvre.

Certes, ces contraintes budgétaires sont à l’origine de réelles difficultés pour un certain nombre de collectivités. Mais il est de plus en plus compris et admis que nous avons changé d’époque ; le contexte n’est plus celui des années 1980 ou 1990.

La question n’est donc plus celle de l’adaptation mais de la transformation.

Aujourd’hui, les outils existent et la réforme territoriale permet d’élargir la clavier  ; quelles que soient leur imperfection (et même si l’on peut s’accorder sur le fait que les textes sont loin d’être satisfaisants, à bien des égards), il demeure possible d’actionner un ensemble de mesures permettant de faire évoluer dans le bon sens les institutions et leur gouvernance :

  • définition d’une stratégie politique forte permettant de redessiner le périmètre de l’action publique territoriale, au regard de finalités réaffirmées,
  • périmètres élargis pour un certain nombre de territoires communautaires permettant une approche renouvelée des projets de territoires, dont l’intérêt et la pertinence s’en trouvent renforcés,
  • communes nouvelles, favorisant un resserrement de la gouvernance communautaire, à l’exemple de ce qui a été mis en œuvre sur le territoire des Mauges, en Maine et Loire, http://www.maugescommunaute.fr/
  • schémas de mutualisation des services, visant à optimiser la mobilisation des ressources humaines tout en proposant aux personnels des perspectives réelles en termes d’évolution professionnelle et de carrière,
  • regroupement de réseaux de soins et maisons médicales pour apporter des réponses aux problèmes posés par la désertification médicale,
  • mobilisation citoyenne,

Cette liste n’est pas exhaustive ; elle permet de prendre la mesure des marges de manœuvre existant, pour peu qu’une double volonté se manifeste : politique et managériale.

Le paradoxe de la situation est qu’alors même que les contraintes de gestion sont plus que jamais prégnantes, ce n’est pas de la gestion qu’émergeront les solutions et les réponses.

Élus et dirigeants territoriaux sont aujourd’hui aux commandes non plus uniquement pour gérer, mais surtout pour impulser, imaginer, innover, oser sortir des sentiers battus afin de proposer une vision d’avenir pour leur territoire, une vision mobilisatrice des énergies locales qui ne demandent qu’à s’investir !

Décision Publique a vocation à accompagner ces initiatives et favoriser l’émergence de nouveaux projets.

« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace…. »

Une pensée sur “« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace…. »

  • 16 mai 2016 à 8 h 26 min
    Permalien

    Bonjour monsieur rivalland ,
    J’adhère à 100% à votre analyse pertinente depuis plus de deux ans je me bats sur ce front en corse et notamment dans ma collectivité .
    En corse trois entités sont et seront dans une prochaine intégration unique le mot fusion que je n’ose utiliser à raison sûrement.
    Nos dirigeants des trois entités nouveaux et anciens sont frileux le calendrier électoral faisant ils piétinent .dans un peu plus d’un an une prochaine élection aura lieu et nos élus ne veulent en aucun cas bousculer leurs électorats alors ils jouent la montre 5000 agents de la territoriale ne sont même pas consultés ou très peu étant syndicaliste et comme je l’ai évoqué ci dessus mon syndicat a proposer une méthode de travail sur l’analyse en interne de nos freins et leviers pour une harmonisation de nos compétences , du patrimoine ,des logiciels utilisés et d’une GPEC. Mon administration à accepter ce travail à raison de la mise en place d’un comité de pilotage se composant des organisations syndicales,de l’administration et en impliquant les directeurs et chefs de services. Le gros souci est que nous naviguant en aveugle parce que les deux autres entités ne veulent pas de cette collectivité unique.
    Le changement de ministre des collectivités locales en pleine mutation augmente l’incompréhension et la lecture que nous avons augmente la méfiance et fige le courage déjà en berne de nos élus .
    Votre lettre je le la fait mienne si vous me le permettez car je retrouve dans votre courrier la vraie mission que nos élus doivent avoir et qui malheureusement veulent construire une maison sans architectes ni maçons en laissant les vrais acteurs au bord de la route , alors évoquer avec eux les missions d’une collectivité dans les territoires et notamment dans le rurale sur les compétences sociales ,les infrastructures routiers, avec des dotations en baisses n’évoqueront pas l’imagination ,l’audace,voir impulser une nouvelle politique du,moins je le pense , nos élus se servant de la population comme otage d’un service public en déshérence si cette collectivité unique fait jour et nous sommes dans un double discours peur de perte de pouvoir pour les élus en évoquants une concentration de pouvoir en un seul homme ce que je peux entendre, exagération d’une mobilité des agents dans leurs nouvelles compétences.
    Merci pour votre lettre et le courage de pouvoir continuer
    Au plaisir de vous lire

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *