Arbre remarquableLa réforme territoriale est décidément une source inépuisable de débats, de polémiques, ainsi que de questionnements et d’inquiétudes, tant chez les Élus que parmi les personnels territoriaux :

  • que vont devenir nos communes (comprendre ici « petites communes rurales »), si tous les pouvoirs sont transférés aux intercommunalités ?
  • les Maires ne vont-ils pas perdre tout moyen d’action, si les personnels municipaux passent sous la responsabilité des intercommunalités ?
  • comment aborder la préparation et la finalisation des schémas de mutualisation ?
  • faut-il attendre la fixation d’un nouveau seuil démographique de 20 .000 habitants minimum pour les EPCI ? seuil susceptible de ne pas être retenu, au final…
  • comment optimiser la mobilisation des ressources disponibles si le territoire de l’intercommunalité doit connaître des changements de périmètre territorial ?
  • quelles garanties ont les personnels territoriaux de ne pas « y perdre », avec la mutualisation ? d’autant qu’en matière de schéma de mutualisation, il n’existe aucune norme et que chaque territoire est convié à définir ce que sera son propre schéma de mutualisation.
  • que va devenir la notion de « service de proximité » si tous les services publics sont concentrés au sein des services intercommunaux et localisés dans la « ville centre » ?
  • comment les citoyens vont-ils se retrouver, dans ces changements permanents ?

Autant de questions qui s’entrecroisent, auxquelles il n’est possible de répondre que si l’on a des réponses préalables à d’autres questions qui elles-mêmes….

L’action territoriale a, plus que jamais, rendez vous avec la complexité.
Pour autant, toutes ces incertitudes ne doivent pas interdire la réflexion, la volonté d’avancer et de construire le futur des territoires et des institutions en charge de les développer et de les dynamiser. L’absence de « prêt à l’emploi » ouvre d’ailleurs un espace de libertés, d’initiatives, de propositions dont les Élus et les personnels territoriaux peuvent s’emparer pour construire le futur de leurs propres institutions et de leurs territoires.

L’époque et ses difficultés n’autorise plus le repli sur des situations historiques et datées. Elle impose l’initiative, l’expérimentation, selon une méthode que l’on pourrait résumer en reprenant une formule, historique, elle : « de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ».

« Audace », vous avez dit « audace » ?
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